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Être conscient dans un monde inconscient

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Lorsqu’on est sur le chemin de la conscience, et que l’on vit « dans la société », (pas isolé dans sa grotte ou une île déserte) … on va forcément, et très régulièrement, se retrouver dans des situations qui nous mettront « à l’épreuve ».

Au travail, dans sa famille, dans sa vie amicale sportive et culturelle, quand on fait ses courses ….

Soit on cède, soit on résiste…
Soit on accepte (ce qui n’est pas la même chose que de céder).


L’égo est partout dans la société :

Petites remarques sarcastiques, reproches, chantage affectif, jeux de pouvoir, railleries, moqueries, petites et grandes agressions verbales, critiques, manipulation…

À noter qu’il n’intervient pas seulement de façon très concrète au sein de l’environnement social qu’on côtoie « physiquement ».

Il y a aussi les échanges par mail, par SMS, sur les réseaux sociaux.

Il y a tous les messages reçus (subis) de la télévision, de la radio, et de la presse.

En fait, dès lors qu’on est en CONTACT avec la société, on va subir les agressions de l’égo des autres, et les réactions de notre égo.

Si on ne voit pas le jeu de l’égo, et si on ne si on ne se reconnecte pas à l’Être(*), si on a toujours peur de ne pas être ceci quand on ne fait pas cela, on va automatiquement rentrer dans le jeu pervers et sempiternel de l’égo.

Et il y a trois formes de défense à ce que l’on considère comme une agression, même la plus petite des agressions : comme une petite pique qui peut sembler anodine en apparence :

  • La fuite
  • La contre-attaque
  • Le repli sur soi.

Aucune n’est bonne.

Aucune n’est source de joie.

Aucune des trois n’est de la nature de l’amour.

Aucune ne fait qu’on « est » dans le bonheur.

Les trois réactions sont un réflexe conditionné par l’égo qui a peur.

Être « dans le monde » sans être et faire comme tout le monde ne se fait pas du jour au lendemain.

Mais dès lors que l’on a décidé de se reconnecter à soi, de ne plus dépendre de l’égo, on va tout changer.

Prenons un exemple :

Vous avez un collègue au bureau qui ne vous transmet jamais en temps et en heure certaines informations nécessaires pour accomplir « correctement » votre travail.


La réaction automatique : il vous énerve, et parfois même vous met « hors de vous » ou presque.

En choisissant d’être connecté à vous (à l’Être) et en vous libérant de votre ego, vous allez apprendre jour après jour à gérer ce collègue.


Vous allez comprendre comment « ça » marche et vous allez peu un peu quitter ce jeu morbide tout en restant présent.

Posons-nous la question :

D’où vient l’énervement ?

Si on répond : « Parce que c’est un incompétent », « Parce que c’est un menteur, un manipulateur… », on reste dans le jugement et la réaction, et on ne va pourvoir percevoir D’OÙ provient l’énervement, l’insatisfaction, l’exaspération.

D’où viennent-ils réellement ?


De la résistance, du refus à accepter les choses comme elles sont.

Et pourquoi résiste-t-on ?

  • Peut-être parce qu’en fait, il y a la croyance qu’il se moque de nous et ne nous respecte pas personnellement.
  • Peut-être parce que, pour nous, ne pas faire son travail en temps et en heure, c’est inacceptable.
  • Peut-être aussi parce qu’il y a la peur de ne pas bien faire votre travail et qu’en conséquence on sera jugé négativement par la hiérarchie.
  • Peut-être parce que, après le travail, on a prévu d’aller à la salle de gym et qu’on n’a pas envie d’arriver en retard…

L’égo a plus d’un tour dans son sac pour justifier la séparation et vous mener à l’insatisfaction et la colère.

La plupart de ces explications en reviennent à une seule et même peur :

La peur de ne pas être aimé.


Et l’égo mélange tout, en ce qui concerne l’amour : pour lui : être aimé, c’est être apprécié, respecté, considéré…


« Tu n’es pas respecté, alors tu n’es pas aimé.
Et si tu n’es pas aimé, alors tu n’existes pas » dit l’égo.

« Si tu n’existes pas, tu es comme mort » croit l’égo.

Et alors on va chercher un coupable (un responsable) à cette « mise à mort ».


Bien entendu… c’est « l’autre » le collègue, et selon son type de fonctionnement dans ce genre de situation on va se replier sur soi, ou on va fuir la situation ou bien on va contre-attaquer.


En fait, on va subir plutôt que d’être maître de ses émotions.
Et on va forcément finir par en souffrir.

Car la souffrance psychologique nait de la résistance à ce qui est.

« Mais je n’ai pas le choix ! Mon travail est trop important. J’ai une famille à nourrir, un loyer, des remboursements !
Je n’ai pas le choix ! Je ne vais pas quitter mon boulot quand même ! »


Pourquoi quitter son boulot alors qu’on pourrait plutôt quitter la peur : en quittant ces fonctionnements automatiques que commande l’égo ?


En acceptant tout.

En voyant que rien n’est grave et en décidant de ne pas avoir peur d’affronter la peur de lâcher prise.

Et comment on fait concrètement ?


Et bien si on reprend notre exemple :

On informe clairement le collègue que le délai sur lequel il s’est engagé n’est pas respecté :

Et on n’a pas peur de ses réactions.
On n’a pas peur qu’il n’apprécie pas cette demande.
On n’a plus peur parce qu’on sait maintenant que cela n’a rien à voir avec l’amour.
Que si l’autre réagit « mal », c’est son problème. Pas le nôtre.
On n’a plus peur parce qu’on n’a pas d’attente affective vis à vis de lui.

Et si malgré le message, il ne change pas :

On informe la hiérarchie que le délai n’est pas respecté parce que le collègue ne l’a pas respecté.
On n’a pas peur d’être jugé comme un délateur et on n’a pas peur de la réaction du boss qui pourrait répondre : « Débrouillez-vous ! ».

Si vraiment on a affaire à l’incompétence et que le problème continue,

On n’a plus peur que le travail ne soit pas parfait parce que rien n’est parfait en ce bas monde.

Et si on ne prend plus de plaisir dans son travail parce que on sait qu’on peut faire « autrement » et « autre chose » dans sa vie,

Alors… on n’a pas peur de quitter son job et on n’a pas peur de devoir déménager, de vendre sa maison, de ne plus avoir cette voiture dans laquelle on se sent bien.


Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour accéder au bonheur véritable ? Celui qui fait que vous n’avez plus de peur.

Être prêt à TOUT perdre et à TOUT accepter pour être soi-même pour se retrouver, et ne plus souffrir, ne plus se mentir, ne plus mentir.


Car, une fois de plus, dès lors que l’on résiste et qu’on a peur, on souffre.

Il n’y a pas d’autre choix.


Mais nul besoin de chaos et de « tout révolutionner » du jour au lendemain.

On peut y aller étape par étape.


Prise de conscience par prise de conscience.


Chacun verra jusqu’où il est prêt à aller pour accéder à la liberté donc au bonheur.

Rome ne s’est pas fait un jour.

La patience est également une vertu qui contribue au bonheur.



(*) J’appelle « Être », ce que l’on appelle aussi notre âme, notre cœur, : Amour, la grâce, le Soi…  C’est le mot qu’emploie Eckhart Tolle et qui est le plus proche de « ce » dont on parle mais qui ne se définit, ni se s’explique pas.

C’est le terme le moins « marqué » de significations qui nous détournent de la Vérité.

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